Ma façon d'accompagner

Je n'ai pas de méthode toute faite à appliquer de la même manière à tout le monde.

Quand je vous accompagne, je pars de vous : de ce que vous vivez, de ce que vous ressentez, de là où vous en êtes et de ce qui se présente au fil de nos échanges.

Une séance est avant tout un échange. Je suis pleinement présente avec vous, mais vous avez aussi une place active dans votre accompagnement. Je questionne, je reformule, je partage ce que je perçois et nous regardons ensemble ce qui se joue. Parfois, une question posée au bon moment suffit déjà à faire bouger beaucoup de choses.

Je ne suis pas là pour vous donner des réponses toutes faites. Je peux vous apporter mon regard, mes perceptions ou vous proposer des pistes, mais nous avançons ensemble en allant écouter ce qui se passe en vous.

Les outils que j'utilise viennent soutenir ce travail lorsque cela a du sens. Ils ne sont jamais le point de départ.

Ma manière d'accompagner repose sur quatre piliers : la sécurité, la conscience, l'expérimentation et l'autonomie. Chacun crée les conditions nécessaires pour aller toujours plus loin.

La sécurité

Pour moi, tout commence là.

On ne peut pas aller regarder profondément ce qui se passe en soi si l'on ne se sent pas suffisamment en sécurité pour le faire.

Et ce sentiment de sécurité se construit aussi dans la relation.

C'est ce que je cherche à créer avec vous au fil des séances : une relation dans laquelle vous pouvez progressivement faire l'expérience d'une présence stable et sécurisante sur laquelle vous appuyer.

Et quand le sentiment de sécurité grandit, le champ des possibles s'ouvre. Vous pouvez essayer, bouger, faire autrement, même sans savoir exactement où cela va nous mener.

Cela ne veut pas dire que plus rien ne sera difficile ou ne viendra vous bousculer. Mais face à ce qui arrive, vous avez davantage accès à vos propres ressources pour traverser la difficulté et trouver comment y répondre.

Pour moi, la sécurité ne sert pas à construire une forteresse intérieure.

Elle vous donne suffisamment d'assise pour oser vivre, même quand vous ne savez pas ce qui vous attend.

La Conscience

Une fois que l'on se sent suffisamment en sécurité, on peut commencer à regarder ce qui se passe réellement en soi.

Mettre de la conscience commence par observer ce que vous ressentez, comment vous réagissez, ce qui se répète, mais aussi la manière dont vous participez parfois, sans vous en rendre compte, à des situations qui ne vous conviennent plus.

L'idée n'est pas de tout analyser, ni de se juger. Il s'agit d'abord de regarder ce qui est là avec le plus d'honnêteté possible.

Certains de vos fonctionnements peuvent ensuite avoir besoin d'être compris. Ils ne viennent pas de nulle part. Ils ont souvent eu une raison d'être, vous ont permis de vous adapter, de vous protéger ou simplement de continuer à avancer.

Comprendre d'où ils viennent peut alors changer le regard que vous portez sur vous. Ce qui pouvait vous agacer, vous faire honte ou vous sembler incompréhensible prend un autre sens. Vous pouvez reconnaître ce qui a été utile sans être obligé de continuer à fonctionner de la même manière.

Et à partir du moment où vous voyez ce qui se joue, une question devient possible : qu'est-ce que je peux faire différemment ?

C'est là que la conscience ouvre quelque chose d'essentiel : la possibilité de choisir.

L'expérimentation

L'expérimentation permet ensuite de mettre vos choix à l'épreuve du quotidien.

Vous pouvez alors essayer de nouvelles façons de faire, d'agir ou de réagir dans votre vie, en commençant par de toutes petites choses.

Vous pouvez imaginer à l'avance comment une situation va se passer ou comment vous allez réagir. Mais c'est en la vivant que vous découvrez réellement ce qu'elle provoque en vous. Le corps réagit, les émotions sont là, les autres aussi, et tout ne peut pas être anticipé.

Alors vous essayez, vous observez et vous ajustez. Et même lorsque ça ne se passe pas comme prévu, l'expérience vous apprend quelque chose sur vous-mêmes et vous permet de construire de nouveaux repères.

C'est aussi comme cela que vous apprenez à vous faire confiance.

L'autonomie

C'est vers davantage d'autonomie que tout ce travail vous mène.

Au fur et à mesure des séances, vous apprenez à mieux vous connaître, à vous observer, à reconnaître vos besoins, vos limites et vos ressentis. Vous expérimentez, vous ajustez et vous construisez vos propres repères.

Avant de chercher une réponse à l'extérieur, vous apprenez à utiliser vos propres ressources.

Cela ne veut pas dire que vous devez tout réussir seul. Vous pouvez essayer, vous tromper, recommencer et parfois rester bloqué. Dans ces moments-là, demander de l'aide fait aussi partie de l'autonomie.

Et mon objectif est que vous puissiez avancer en ayant de plus en plus confiance dans vos propres ressources.

« Dans notre monde, tout le monde pense à changer l'humanité, et personne ne pense à se changer soi-même. »

Léon Tolstoï